Monoprix, tu abuses

September 3, 2014

Chariots pas de feu...

Non sérieux, Monoprix, tu abuses…

Au début, c’était comme une belle histoire d’amour. Tu avais un joli site ouaib, avec de belles couleurs, plein de produits à commander, un moteur de recherche performant, des délais de livraison pas bien longs, des tarifs oui-peut-être-un-peu-élevés-mais-bon.

Alors j’ai commandé chez toi. J’avais droit à la livraison gratuite, parce que c’était les vacances, et que, ben oui, y à moins d’activité en été et que je comprends bien qu’il faut faire du business aussi en cette saison. En plus, c’était l’assurance d’être livré à l’heure, hein !?

J’ai bien rempli mon panier, avec de la bière, parce que j’aime bien ça, avec de l’eau parce l’eau, c’est la vie, et tout ça.

Livraison numéro une

Le jour dit, me voilà chez moi, à attendre la livraison. Prévue entre 19h et 21h. Tout joyeux, je me dit naïvement que la livraison se fera sûrement vers 19h et que comme ça, je pourrais aller faire mon petit footing dans les bois ensuite, heureux d’avoir profité des nouvelles technologies.

Alors je me mets devant mon ordi (comment ça, comme toujours ??), et je geeke doucement. Le temps passe1

Arrivé 20h30, je commence à être un peu, comment dire agacé. Mais bon, on est encore dans le créneau alors, hein. Ho, ça sonne !. J’ouvre, le livreur arrive, petit esclave des temps modernes. Il a l’air épuisé et il déballe les gros sacs de ma livraison. Dans le tas, j’aperçois un sac avec une bouteille de vin. Curieux, parce que je sais que je n’ai pas commandé de vin et un moment, j’AVOUE, je crois que c’est un cadeau, un peu comme les chinois et mexicains vous offrent du coca ou une bouteille de rosé quand vous commandez chez eux (vous voyez quoi)…

Le petit bonhomme me fait signer son bon de livraison et repart aussitôt. Et moi, je déballe mes produits tout doucement. Et là, curieusement, y a du saumon (j’ai pas commandé ça moi !), du taboulé (mais j’ai pas commandé ça non plus !)…. Bref, je vous la fait courte (ou presque), mais en fait on m’a livré la LIVRAISON D’UN AUTRE !!!

Civil et correct, je m’empresse de tout mettre au frigo pour éviter que les aliments ne se périment. J’appelle la hot-line et après deux tentatives, ça répond. J’explique mon problème et le monsieur du service client me dit qu’il va contacter le magasin et qu’il me rappelle. Il me rappelle effectivement et me dit que le livreur va repasser pour m’amener ma livraison et qu’il va m’appeler avant. Bah. Il est environ 21h et j’aurais bien été courir. Mais bon. J’attends.

ça sonne ! Bon il aurait pu appeler comme prévu, mais bon. Il arrive. Il a l’air encore plus épuisé que tout à l’heure et il commence à m’expliquer qu’une des bière a explosé dans le sac ou elle a été transporté. Et là il sort (enfin, je l’aide parce qu’il a l’air manifestement démuni devant une bière crevée) les bières une par une et effectivement, au fond, y a une bière qui a éclaté. Visiblement, ils ont du jouer au baseball avec les bières pour les ranger dans les espèces de bac où ils transportent (parce qu’à part le chanteur de Airbourne, je connais peu de gens qui cassent des canettes de bière pour le fun)…

Et je redonne la mauvaise livraison au livreur qui repart sans la contrôler pour l’amener à son acheteur original (oui, on s’assoit sur la chaîne du froid, et alors ?).

Livraison numéro 2

Passe le mot

Alors bon, vous savez comment c’est la vie. Une fois n’est pas coutume. Alors je décide de recommander. Rebelote sur le site et… oh mais non. En fait, j’ai oublié mon mot de passe. Alors je clique sur le bouton « j’ai oublié mon mot de passe » et le site m’envoie joli email dans lequel je trouve le mot de passe que j’ai choisi à la création de mon compte. Alors, je ne sais pas vous, mais moi qui suis informaticien, je sais que c’est quelque chose qui ne doit JAMAIS et permettez moi d’insister

JAMAIS

arriver.

S’ensuit une petite escarmouche sur twitter dans laquelle, et pour résumer, le community manager (le responsable Relations Publiques sur Internet en bon français) est maladroit et se fait bâcher de toutes parts. Ca arrive parfois, c’est pour ça que ces gens-là sont payés.

Bref je change mon mot de passe, je passe commande et nous voilà il y a quelques heures.

Je suis re-assis devant mon ordinateur. J’irais bien faire un footing après même si je ne me fais pas d’illusions sur l’heure de livraison, hein. Alors qu’on entre dans le créneau 17-19h, je m’attelle à la rédaction d’un autre article. 18h, pas de sonnette. 18h45, ma pression artérielle monte doucement.

19h. rien. nada. nichts.

Je suis furax. Ça fait deux heures que j’ai envie de faire pipi, envie d’aller courir et j’attends sur ma chaise comme un con de parisien2.

19h13. Je compose le numéro de la ligne chaude, comme on dit et après environ 3 minutes d’attente, un monsieur courtois me renseigne, constate que le livreur n’a pas annoncé de retard et quand je lui dis que je dois partir, me propose une relivraison le lendemain entre 11h et 13h. J’accepte sans m’énerver (je téléphone avec un smartphone haut de gamme et j’ai pas envie de perdre 700 boules de matos pour un coup de sang). Le monsieur finit la conversation par « mais si vous avez rendez-vous, allez-y ».

Genre ouais, IL M’A AUTORISÉ À PARTIR. Trop merci.

Je me suis barré furax. Et devinez quoi ? Le livreur s’est pointé vers 20h05. Sans excuse. Heureusement que ma douce était là pour réceptionner la livraison, sinon…

Par contre, cette fois-ci, ni bière crevée, ni échange de livraison.

Ha oui, mais quand même, c’est la dernière fois qu’on commande chez toi Monoprix, parce que franchement, tu abuses.


  1. emmène la mémoire. 

  2. et moi, et moi et moi ? 

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I am Pierre Baillet, senior software engineer. I write here mostly on computers and code, games, life and server stuff.